Tribune

CONTENU D'EXEMPLE -- Tribune : il faut sauver le metier de syndic

Le president de SYNDIC FRANCE, Adrien Vacherand, interpelle les pouvoirs publics sur l'urgence de reformer le cadre d'exercice du metier de syndic.

Par Adrien Vacherand
Partager :

Ceci est un contenu d’exemple destine a illustrer la structure du site. A remplacer par du contenu reel.

Un metier en crise silencieuse

Le metier de syndic de copropriete traverse une crise profonde que personne ne semble vouloir voir. Depuis vingt ans, les obligations pesant sur les syndics n’ont cesse de croitre — loi SRU, loi ALUR, loi ELAN, loi Climat et Resilience, arrete du 23 juin 2026 sur le RNIC — sans que la remuneration n’evolue en proportion. Le resultat est previsible : les marges s’effondrent, les cabinets independants disparaissent, et les grands groupes concentrent un pouvoir de marche qui n’est sain ni pour la concurrence ni pour les copropietaires.

Nous, syndics professionnels, gerons les parties communes de pres de 10 millions de logements. Nous manipulons des milliards d’euros de fonds de tiers. Nous appliquons quotidiennement un droit complexe, a l’intersection du droit immobilier, du droit de la construction, du droit des contrats et du droit de l’environnement. Et pourtant, notre profession reste l’une des moins structurees de l’immobilier.

L’auto-regulation a montre ses limites

Les affaires de la Cote d’Azur en 2026 — 26 cabinets mis en cause, 2,5 millions d’euros d’amendes — ont revele au grand jour ce que la profession sait depuis longtemps : les mecanismes actuels de controle sont insuffisants. Les CCI n’ont ni les moyens ni la vocation de jouer le role d’un ordre professionnel. Les organisations syndicales existantes, aussi meritantes soient-elles, n’ont pas de pouvoir disciplinaire.

Ce que nous demandons

SYNDIC FRANCE porte une vision ambitieuse mais realiste : la creation d’un ordre professionnel, sur le modele de ceux dont beneficient les avocats, les notaires et les experts-comptables. Un ordre qui garantirait une deontologie opposable, un controle effectif, et une discipline credible.

Mais nous demandons aussi que l’Etat cesse d’empiler les obligations sans jamais se soucier de leur faisabilite economique. Chaque nouvelle reglementation devrait faire l’objet d’une etude d’impact reelle sur les cabinets de syndic, incluant le cout en temps et en ressources de sa mise en oeuvre.

La copropriete est un sujet trop serieux pour etre laisse en l’etat. Il en va de la protection de millions de copropietaires et de la perennite d’un metier essentiel au bon fonctionnement du parc immobilier francais.